Nayla Chidiac dans La Grande librairie : L’écriture peut-elle sauver des vies ?
- Manon Guilloteau

- 23 déc. 2025
- 2 min de lecture
Je vous partage une vidéo qui m'a touchée au coeur...
Nayla Chidiac, psychologue spécialiste du trauma, nous emmène dans La Grande Librairie au plus près de l’essentiel : comment l’écriture peut guérir les blessures les plus profondes – celles laissées par la guerre, les attentats, l’exil ou la violence. Pour elle, l'écriture n’est pas qu’une pratique littéraire, c’est un geste vital : un simple carnet glissé dans la poche devient un « lieu à soi », un refuge où déposer la peur, la colère, la sidération, sans jugement, au rythme de chacun.
Elle explique comment le traumatisme fige la pensée ou la met en boucle, brise le fil du temps et de l’espace. Et là, les mots entrent en scène : ils tissent, fil après fil, une continuité, un apaisement. Ils nous font personnages de notre propre histoire, créant cette distance douce qui rend l’insupportable un peu plus respirable.
Andreï Kourkov, sur le plateau, le dit si bien : "Écrire discipline la pensée, la pose sur la page comme un miroir qui s’éclaircit peu à peu".
J’ai été particulièrement émue par l’exemple de cette Ukrainienne de 12 ans, qui tient un journal de guerre au fil des jours, mêlant notes intimes et messages numériques. Elle écrit : "Tant que vous ne l'avez pas connue, vous ne savez pas ce que c'est que la guerre".
Écrire pour tenir debout, pour ne pas se dissoudre dans le chaos, pour garder une trace de soi au milieu de l’horreur. Les mots ne font pas disparaître la douleur, mais ils aident à ne pas s’y perdre, à se sentir vivant, relié.
Et l'envie d'ouvrir des cahiers, d’animer des moments où l’on écrit non pour briller ou performer, mais pour se recoller intérieurement, pour laisser la magie des mots nous porter grandit en moi.
Une lumière douce et puissante pour tous ceux, comme moi, qui croient au pouvoir thérapeutique de l’écriture.






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