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5 conseils pour remettre sa plume en mouvement

  • il y a 5 jours
  • 4 min de lecture

Il y a des périodes où les mots viennent facilement. On ouvre un carnet et les phrases arrivent presque toutes seules... et puis il y a les moments où l’on a envie d’écrire, mais où l’on ne sait pas par quoi commencer. Où la page reste désespérément blanche. Où l’on se dit qu’on écrira demain… puis la semaine suivante.


Cela arrive à tout le monde. Même lorsqu’on aime écrire.


En atelier d’écriture, je vois souvent qu’il suffit de quelques minutes, d’une consigne ou simplement d’un espace où déposer les mots, pour que quelque chose se remette à circuler.


Alors, que vous écriviez régulièrement ou que votre carnet dorme depuis quelques semaines au fond d’un tiroir, voici 5 petits conseils pour remettre votre plume en mouvement.


1. Commencez petit


Pas besoin de vous installer pendant une heure avec l’ambition d’écrire le prochain Goncourt.

Cinq minutes, c’est déjà très bien.

Une phrase. Quelques lignes. Une liste. Un souvenir. Une idée qui vous traverse.


Le plus important au début, est simplement de retrouver le geste : prendre un stylo, ouvrir un carnet et laisser les mots apparaître. Et parfois, après ces cinq premières minutes, les mots ont envie de continuer leur chemin…


2. Commencez par déposer ce que vous avez sur le cœur


C’est un rituel que j’aime particulièrement proposer dans mes ateliers : le « moment pour soi ». Avant de commencer les consignes, chacun dispose de quelques minutes pour écrire librement. Ce qui est là, à cet instant. Une pensée, une émotion, une contrariété, une fatigue, une joie, quelque chose qui reste en tête… Il n’y a pas de sujet imposé. Et surtout, ce texte n’est pas lu. Il appartient entièrement à la personne qui l’écrit.


J’aime imaginer ce moment comme une façon de déposer à la porte de l’atelier ce qui a besoin d’être couché sur le papier, pour faire un peu de place à la suite.


Vous pouvez faire exactement la même chose chez vous : prenez cinq minutes pour écrire ce qui vous vient, sans chercher à construire un texte, sans vous relire, sans vous demander si c’est intéressant. Déposez simplement les mots. Vous verrez peut-être qu’une fois cette première page remplie, votre plume se remet naturellement en mouvement.


3. Donnez-vous une petite contrainte


Cela peut sembler paradoxal, mais une règle peut parfois libérer l’imagination.


Pourquoi pas écrire un texte dans lequel chaque phrase commence par la dernière lettre de la phrase précédente ou encore raconter une scène uniquement à travers des dialogues. Vous pourriez écrire une histoire en exactement dix phrases, ou décrire un lieu sans jamais révéler où il se trouve, ou encore faire d’un objet du quotidien le personnage principal de votre histoire.


La contrainte permet surtout de ne plus avoir à se poser cette grande question : « Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire ? ».


Le sujet est là. La règle aussi. Il ne reste plus qu’à jouer avec. C’est une dimension que j’aime beaucoup dans les ateliers : chercher le plaisir avant de chercher la performance.


4. Changez de décor


Vous écrivez toujours à votre bureau ? Prenez votre carnet dans le jardin.

Vous écrivez toujours le soir ? Essayez le matin.

Vous utilisez toujours votre ordinateur ? Retrouvez le plaisir d’un stylo et d’une page blanche.

Pourquoi ne pas écrire dans un café, sur un banc, dans un train ou simplement dans un coin tranquille de votre maison ?


Un changement de décor peut faire bouger les idées.


En atelier de groupe, les échanges, les voix, les silences, les consignes et la présence des autres créent aussi un environnement particulier.


Chez vous, vous pourriez chercher à créer votre propre petit rituel : une tasse de thé. Une musique. Une fenêtre ouverte. Votre carnet préféré. Il n'y a pas besoin de grand-chose. Parfois, il suffit simplement de créer un rendez-vous avec soi-même pour retrouver le chemin de ses mots.


5. Écrivez sans chercher à bien écrire


C’est sans doute le conseil que j’aurais envie de donner à toutes les personnes qui me disent : « Je ne sais pas écrire. ». Pour quelques minutes, oubliez la jolie phrase, le texte parfait, l’orthographe impeccable et écrivez ce qui vous passe par la tête.


Juste ça : écrivez. Même si c’est maladroit. Même si c’est étrange. Même si cela ne mène nulle part.


Dans un atelier d’écriture, le texte n’a pas besoin d’être parfait pour être intéressant. Il peut surprendre, faire rire, émouvoir, être complètement inattendu… et parfois même ne pas plaire à son auteur.


Ce qui compte, c’est le chemin parcouru.


Et puis, personne ne vous demande de montrer ce que vous écrivez. Vous pouvez écrire juste pour vous. Pour garder une trace d’un souvenir. Pour inventer une histoire. Pour jouer avec les mots. Pour faire sortir quelque chose de votre tête. Ou simplement parce que vous aimez ça.


Et si vous commenciez aujourd’hui ?


Pas besoin d’attendre d’avoir une heure devant vous, ni de trouver la bonne idée.

Prenez cinq minutes.

Ouvrez un carnet.

Écrivez ce qui est là.

Puis laissez une consigne, un mot, une contrainte ou un souvenir vous emmener un peu plus loin.


Il n’y a rien à réussir. Seulement quelques mots à laisser venir.


C’est aussi ce que j’aime dans les ateliers d’écriture : créer un espace où chacun peut retrouver sa voix, expérimenter, jouer avec les mots et, parfois, découvrir qu’il avait beaucoup plus à écrire qu’il ne le pensait.


Alors, que votre plume soit déjà bien réveillée ou qu’elle ait besoin d’un petit coup de pouce, je vous souhaite de belles pages à remplir, à votre rythme et surtout sans pression. 


Et si vous avez envie de commencer tout doucement, j’ai préparé 5 consignes d’écriture très courtes, à retrouver juste en ici :





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